Exploiter, opprimer, dominer. Pour un féminisme des rapports sociaux
Danièle Kergoat, Aurore Koechlin
Militante syndicale formée dans le sillage des mobilisations pour la libération de l’Algérie, de mai 68 et de la deuxième vague féministe, Danièle Kergoat est aussi sociologue du travail et directrice émérite de recherche au CNRS, grâce à des travaux sur les ouvrières et les mobilisations d’infirmières. Très reconnue au sein des études de genre contemporaines, elle a participé à l’introduction de l’intersectionnalité et du concept de care en France, tout en formulant une critique précurseuse qui intéressera les jeunes générations militantes. Injustement mise de côté car trop « marxiste » pour les féministes radicales et trop « féministe » pour les organisations ouvrières, son ambition théorique totalisante propose un cadre politique à la convergence des luttes et son style clair permet de saisir les rapports qui façonnent le social dans leur unité et leur pluralité conflictuelles.
Cet ouvrage propose une sélection de ses textes majeurs afin de faire découvrir son œuvre aux féministes de la période post-#MeToo. D’une étude sur les ouvrières à une polémique avec les théories de l’intersectionnalité, il couvre près de cinquante ans d’activité intellectuelle au service de l’émancipation des femmes et des travailleur·ses.



